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Retour de l'Île de Vancouver et visite des géants.

Dernière mise à jour : 20 févr.

Voyage bouleversant sur l'île de Vancouver entre le 11 et le 18 août 2021


SYLLAD revient d’un voyage au pays des géants dans les forêts de l’île de Vancouver.

Tout s’est bien déroulé, voiture 4 x 4 nécessaire à nos déplacements, amie qui nous prête le matériel de camping de quoi s’abriter pendant une semaine (laissé plus de la moitié des choses offertes car ne rentre pas dans la petite voiture à côté de l’équipement photo! généreuse la copine!).


Ce voyage a été initié car nous avons un grand parti-pris pour les arbres depuis longtemps et c’est même devenu la figure principale de notre démarche. Pour ma part, moi SYL, ayant habité l’île de Vancouver pendant plus de 10 ans, j’y suis très attachée et une partie de ma famille y habite encore et j’y reviens. Cette fois, j’y suis revenue autrement.


Au printemps, nous venait à l’oreille le travail de quelques personnes écologistes et protecteurs des forêts anciennes. Nous avons voulu les rencontrer, les voir ces arbres qui font partie du 2% des géants encore debout. LAD a donc pris contact avec TJ Watts, photographe qui, ne voulant pas se réduire à prendre des photos de la destruction, a créé une compagnie d’écotourisme afin de mettre la lumière sur ces géants encore debout. Une façon positive de faire parler d’une cause juste et d’inviter les gens à constater la grandeur de ces spécimens et de leur environnement et contribuer à la prise de conscience de la valeurs de ces témoins.


Puisque le but du voyage était la rencontre des arbres, les chemins empruntés étaient des chemins forestiers loin des villes ou centres touristiques généralement visités. Exception à la règle, visite au parc provincial Cathedral Grove initié par la forestière MacMillan dans les années 40 quand l’industrie était florissante et la volonté probable de se donner bonne conscience en protégeant 300 hectares. On peut imaginer ce qui est disparu. Le parc, associé à la réserve de la biosphère du Mont Aerosmith abrite d’anciens sapins de Douglas certains ont plus de 800 ans et 9 mètres de circonférence tandis qu’ils grimpent dans le ciel à 50 mètres. S’y trouve également d’autres résineux tels que le thuya géant de Californie, la pruche de l’ouest, le sapin de Vancouver, quelques épinettes de Sitka et quelques feuillus tels l’érable à grandes feuilles. Cet été toutefois, ces arbres ont souffert de la sécheresse tout comme l’ensemble des autres forêts de la province où la température a connu des records de chaleur et quantités de feux de forêts dans la province.


Notre visite de fin de journée passée au parc nous a offert une belle lumière mais non pas les meilleures conditions pour la photo de ces sujets compte-tenu du public qui y circule, nous y sommes donc retournés au lever du jour le lendemain.


A 5h du matin, nous avons quitté nos confortables sacs de couchage pour aller rejoindre la lumière s’éveillant sur ces grands géants. C’est ce qui nous a permis d’avoir une relation privilégiée avec eux puisque avons eu l’occasion d’installer l’éclairage, les trépieds enfin, toute la quincaillerie pour tenter de saisir leur grandeur. Moments inoubliables dans ce sanctuaire.


La suite du voyage s’est passé dans les routes de gravelle des forestières et leurs postes de contrôle, les réserves autochtones et les tentes temporaires de résistance des opposants à la coupe de ces forêts. Une rencontre inattendue, a facilité l'accès à ces groupes car mon ami David Merner, venant conduire sa fille au sentier West Coast Trail, s’est retrouvé devant nous par hasard à Port Renfrew. Avocat et membre actif du Parti vert depuis des années, il offre son support aux activistes. Expliquant notre projet artistique, Transhumance, nous avons été introduits au camp de base de ces résistants et trois femmes ont accepté d'y participer. J'ai donc fabriqué trois petites sculptures, Raciel, à partir de branches trouvées sur les lieux et, au petit matin, je les ai tissées. A 8h, nous étions prêts pour enregistrer leurs témoignages et faire un portrait de chacune devant l'arbre de leur choix avec, à la main Raciel que nous leur avons offert.


Un voyage marquant qui nous a comblés et ébranlés en même temps. Nous revenons avec, dans nos valises, dans notre cœur et dans notre tête tout ce que les gens ont bien voulu partager avec nous, ce que la forêt et les arbres nous ont offert, gratitude!











A lire: L’arbre d’or : vie et mort d’un géant canadien de John Vaillant, 2006


Pour les gens qui veulent comprendre davantage l'histoire et le contexte du développement de l'industrie forestière dans le monde depuis les derniers siècles, je vous invite à lire ce très bon livre de John Vaillant. Ce livre raconte l’histoire mystérieuse de « l’arbre d’or » situé aux Iles Charlottes coupé en 1997 par un ancien forestier devenu revendicateur à la cause écologiste. Tout en livrant tout le contexte du délit reproché au forestier ensuite disparu, l’auteur trace tout le portrait du développement de l’industrie forestière de la Côte Ouest des États-Unis et du Canada elle-même précédée par la déforestation des autres continents.





Quelques points d’info sur la CB

Source : Wikipédia


La Colombie-Britannique n'a commencé à être urbanisée que vers la fin du xixe siècle. Aujourd'hui encore la plus grande partie de son territoire a conservé son caractère sauvage et vierge. Le climat et la morphologie de ses paysages font de la Colombie-Britannique un ensemble d'écosystèmes particulièrement remarquables.

Géographie

Longue de 460 km pour une largeur maximale de 80 km, l'île de Vancouver est la 43e plus grande île au monde, la 11e plus grande île du Canada et la seconde île la plus peuplée de ce pays après l'île fluviale de Montréal. Elle est séparée du continent à l'est par une succession de détroits, d'ouest en est, le détroit de la Reine-Charlotte, le très étroit détroit de Johnstone, le détroit de Géorgie, vaste plan d'eau qui abrite, côté continental, la ville de Vancouver et enfin au sud, ouvrant sur l'océan, le détroit de Juan de Fuca qui sépare l'île de l'État américain de Washington. Tous ces détroits font partie des eaux côtières de l'Alaska du Sud-Est et de la Colombie-Britannique, un toponyme qui désigne un espace maritime aussi connu sous le nom de Passage Intérieur. L'ouest de l'île est ouvert sur l'océan Pacifique.

La côte ouest bénéficie d'une pluviométrie exceptionnelle et abrite une imposante forêt tempérée humide. Sur sa côte sud-ouest, le Sentier de la Côte-Ouest est un sentier de randonnée de 75 km de long, traversant la réserve de parc national Pacific Rim.

Une base navale britannique fut établie à Esquimalt en 1865, et fut donnée par la suite aux Canadiens. C’est la base navale de l'océan Pacifique de la Marine royale canadienne et sa seconde plus grande base après Halifax en Nouvelle-Écosse.

En 2002, la population est estimée à 750 000 habitants dont presque la moitié habite dans l'agglomération de Victoria, dans le sud de l'île qui est également une capitale provinciale. Nanaimo, Port Alberni, Parksville, Courtenay et Campbell River comptent parmi les autres villes notables.

Écosystèmes

Selon le système de classification des écosystèmes du ministère de l'Environnement de Colombie-Britannique, l'île de Vancouver est entièrement située dans l'écodomaine « tempéré humide » (Humid Temperate) et dans l'écodivision « maritime humide et terres élevées » (Humid Maritime and Highlands). Les parties ouest et nord sont incluses dans l'écoprovince « côtes et montagnes » (Coast and Mountains), tandis que les parties est et sud font partie de l'écoprovince « dépression de Géorgie » (Georgia Depression).

En termes de zones bio-géoclimatiques, la plus grande partie de l'île est rattachée à la zone côtière de la pruche de l'ouest (Coastal Western Hemlock), la bande littorale sud-est est rattachée à la zone côtière du sapin de Douglas (Coastal Douglas-fir Zone), les parties montagneuses de l'île sont rattachées à la zone montagneuse de la pruche (Mountain Hemlock Zone) et à la zone de toundra alpine (Alpine Tundra Zone).

L'exploitation forestière a ravagé la forêt primaire de l'île. Plus 90 % des arbres géants de plus de 300 ans ont été abattus. Figure emblématique de cette destruction, un sapin de Douglas, appelé Big Lonely Doug, âgé de plus de 1 000 ans et haut de 70 m, subsiste seul au milieu des zones déboisées en 20163.

Le climat plus sec du plateau Intérieur est favorable au pin tordu qui est l'essence la plus répandue dans la province. Le nord de la Colombie-Britannique, au climat plus rude, est recouvert de forêts d'épinettes, de peupliers faux-trembles, de pins et d'arbustes.

Depuis le début des années 2000, la Colombie-Britannique subit une pullulation de la dendroctone du pin ponderosa, un coléoptère dont la larve se nourrit dans et sous l'écorce des pins, notamment le pin ponderosa. Cette infestation est considérée par les autorités de la province, comme un problème particulièrement important et plusieurs plans d'action ont été mis en œuvre pour lutter contre elle.



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